1983, New York : d’où vient le Living Museum
Avant d’ouvrir à Saint-Blaise, le Living Museum a une histoire de plus de quarante ans. Elle commence dans un hôpital psychiatrique new-yorkais.

En 1983, Janos Marton et Bolek Greczynski ouvrent un atelier au Creedmoor Psychiatric Center, à New York. L’idée est simple et, à l’époque, inhabituelle : proposer aux personnes accueillies non pas une activité occupationnelle, mais un vrai lieu de création, où l’on vient en tant qu’artiste.
Ce que change ce déplacement
Dans un Living Museum, personne n’est défini par une difficulté ou un diagnostic. On y est artiste, participant, créateur. Ce n’est pas une nuance de vocabulaire : c’est ce qui rend possible de créer sans avoir à se justifier, et de reprendre la main sur ce que l’on montre de soi.
D’un hôpital new-yorkais à la Suisse
Le premier Living Museum européen ouvre à Wil, en Suisse alémanique, en 2002. Le mouvement s’organise ensuite autour de la Living Museum Society, qui inscrit cette philosophie dans un réseau international où l’art et l’expression créative soutiennent le pouvoir d’agir, la transformation personnelle et la santé mentale. L’approche a été présentée lors d’une conférence de l’Organisation mondiale de la santé en 2016.
Le Living Museum Neuchâtel est le cinquantième Living Museum dans le monde, et le premier en Suisse romande.
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Portes ouvertes les 18 et 19 septembre
Deux matinées pour découvrir le lieu avant son ouverture, rencontrer la communauté et poser toutes les questions que l’on veut.

Ce qui dort dans un atelier peut repartir d’ici
Peintures, pinceaux, chevalets, tabourets : nous équipons le lieu en grande partie grâce à ce que d’autres n’utilisent plus.